Résultats de la Société Française de Casinos pour le 1er semestre
Une croissance tirée par les activités casinos
C’est le pôle casino qui a permis d’atteindre ce résultat. En effet, au cours de ce premier semestre, les trois casinos du groupe ont réalisé un chiffre d’affaires de 5.2 millions d’euros, ce qui représente 79 % du chiffre d’affaires. Il y a eu ainsi une croissance de 5.3 % par rapport au précédent semestre. Malgré cela, on est encore loin des 10,45 millions d’euros engrangés lors du premier semestre de l’exercice 2008-2009. Notons que le groupe a fait 6,5 millions d’euros de chiffres d’affaires sur ces six mois.
Les performances des centres de jeux virtuels sont quant à elles moins bonnes. Comparés aux chiffres du précédent exercice à la même période, on constate une baisse de 12 % puisqu’ils sont passés de 1,5 millions d’euros à 1,3 millions d’euros. La tendance pourrait cependant s’inverser au second semestre grâce à la prise en compte du chiffre d’affaires du 16ème centre de jeux virtuels du groupe ouvert le 21 avril 2010 dernier dans l’Allier.
Enfin, pour ce premier semestre, la rentabilité opérationnelle est enfin au rendez-vous. En effet, si l’année dernière le résultat opérationnel était en chute libre en atteignant moins de 426 000 euros, en ce début d’exercice, il est enfin positif (277 000 euros). Cependant, l’endettement financier net est encore trop important malgré une légère baisse (536 000 euros), grevant considérablement le résultat net part du groupe (-249 000 euros). Il s’est cependant amélioré si l’on se réfère à la perte de 1.06 millions d’euros de l’année précédente.
Reprise difficile et fragile
Malgré ce bon début, la reprise demeure difficile en raison d’un contexte économique encore morose et d’une législation souvent contraignante (par exemple l’interdiction de fumer dans les endroits publics). Deux raisons qui contribuent à modérer le niveau de fréquentation des casinos et centres de jeux virtuels. Le groupe espère néanmoins que la période estivale constituera un levier pour la reprise définitive de ses activités et lui permettra par conséquent de confirmer cette croissance. Ceci explique les investissements réalisés ces derniers mois.
La Société Française de Casinos déploie un effort considérable pour séduire la clientèle. Par exemple, elle s’est dotée de machines à sous avec petite dénomination et elle organise désormais des tournois de Hold’em Poker dans tous ses casinos, peu importe la taille de ces derniers. Elle favorise les partenariats avec de grands établissements comme le Parc d’attraction « Le Pal ». Enfin, elle élargit sa gamme d’activités en investissant dans l’achat de pistes de mini bowling « Highway 66 » et des tables de billard et dans l’aménagement d’un espace de restauration automatique.
En parallèle, le groupe s’est lancé dans une politique d’austérité afin de réussir à maîtriser ses charges. Ces dernières ont été considérablement réduites ce qui permet d’amortir l’impact négatif sur le résultat net part du caractère saisonnier du pôle casino. Par ailleurs, la législation fiscale a donné un coup de main à la Société Française de Casinos. La rétroactivité de la loi concernant les prélèvements sur les jeux de table et les machines à sous a contribué à gonfler le chiffre d’affaires du groupe. Ce dernier ne compte pas en rester là et d’ores et déjà des mesures sont envisagées pour le prochain semestre.
Présentation de la Société Française de Casinos
Le groupe « La tête dans les nuages » a été rebaptisé Société Française de Casinos en 2007. Cette dernière opère dans deux secteurs d’activité. Le pôle casino, qui intègre également l’exploitation d’hôtels et de restaurants, et le pôle Centres de jeux virtuels. Le groupe SFC possède 7 centres de jeux virtuels, dont deux en Belgique et 5 en France : à Paris (Vaisseau Amiral), à Tours et à Clermont Ferrand. Pour élargir sa clientèle, des partenariats avec d’autres centres et des parcs d’attractions sont également mis en place (Parc Astérix, Bagatelle, La Mer de Sable).
Le groupe possède trois casinos. Celui de Port La Nouvelle a été inauguré en 1995 et possède un parc de machines à sous, une salle de jeux traditionnels, une table de boule, une discothèque et un bar glacier. Le casino de la station balnéaire de Gruissan a été réaménagé en 1994. Il est beaucoup plus grand que le premier puisqu’il possède en plus un restaurant, un espace Texas Hold’em poker et Omaha, un hôtel trois étoiles et un parking pouvant contenir 400 voitures. Enfin, le casino de Châtel-Guyon, le plus vieux, est bâti dans un parc thermal.
Pour sortir définitivement du rouge, SFC envisage plusieurs stratégies. Outre les mesures purement comptables et financières, une politique de fidélisation et d’élargissement de la clientèle a été mise en œuvre. Ainsi, le groupement participe au « Jackpot multisites », revisite l’organisation de ses salles de poker, réalise des offres promotionnelles dans ses centres de jeu, envisage de multiplier ses accords de partenariats, se lance dans le poker en ligne en participant au capital de la Société Française de Jeux sur Internet. La fin du prochain trimestre nous délivrera l’impact de ces mesures.
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